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( 30 avril, 2009 )

Alerte mondiale à la grippe porcine

L’Organisation mondiale de la santé était sur le qui-vive samedi, se disant « très inquiète » de l’apparition d’un virus de grippe porcine qui se transmet d’homme à homme aux Etats-Unis et au Mexique où il a fait 20 cas mortels identifiés.

Le virus a « clairement un potentiel pandémique » et l’évolution de la situation est « imprévisible », a prévenu la directrice générale de l’OMS Margaret Chan, lors d’une conférence de presse téléphonique, au siège de l’organisation à Genève.

Les pays non touchés doivent « accroître leur vigilance », a réclamé Mme Chan, une spécialiste des pandémies, rentrée le matin-même des Etats-Unis.

Pour elle, ce « nouveau virus » identifié comme A/H1N1 et se transmettant à l’homme constitue « une situation sérieuse ».

« Le fait le plus préoccupant est que (le virus) se transmet d’homme à homme », a expliqué à l’AFP un porte-parole de l’OMS, Thomas Abraham, précisant qu’il avait muté « dans des gênes jamais rencontrés auparavant ».

« C’est la première fois que nous voyons une souche aviaire, deux souches porcines et une souche humaine », a également relevé le responsable des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, Dave Daigle qui travaille étroitement avec l’OMS.

Ces caractéristiques, ainsi que le fait que la maladie touche une tranche d’âge inhabituelle pour une grippe – « des jeunes adultes en bonne santé » – font craindre une épidémie grave, rappelant les frayeurs causées par la grippe aviaire.

D’autant que les porcs sont considérés par les experts comme des « creusets » idéaux pouvant donner naissance à une souche très virulente pour l’homme en combinant les matériels génétiques de la grippe porcine et de la grippe aviaire.

Selon l’OMS, ils ont déjà été « impliqués dans l’apparition des nouvelles souches virales responsables de deux des pandémies de grippe du vingtième siècle ».

Au Mexique, où 40 décès sont suspects et un peu plus de mille patients placés en observation, les autorités évoquent déjà le terme d’épidémie.

L’alerte a été donnée dans les deux pays concernés, Mexique et Etats-Unis, où des centres opérationnels d’urgence ont été ouverts. Quant à l’OMS, elle a activé « son centre d’opérations » destiné à la gestion des situations d’urgence.

Pour l’OMS, qui a décidé l’envoi d’une mission spéciale au Mexique, le temps presse car la maladie s’étend géographiquement.

Au Mexique, trois foyers ont été identifiés: le principal dans la capitale Mexico, avec 20 décès dus au virus (18 selon l’OMS), le deuxième dans le centre à San Luis Potosi (24 cas dont trois mortels) et un troisième, plus modeste, à la frontière avec les Etats-Unis, à Mexicali (quatre cas non mortels).

Preuve de la propagation, la souche détectée sur 12 cas mortels mexicains est « génétiquement identique » à celle découverte en Californie aux Etats-Unis, pays voisin où huit cas non mortels ont été identifiés, a précisé l’OMS.

De plus, outre la Californie et le Texas, des cas suspects ont été relevés à New-York, où 75 étudiants présentant des symptômes de la grippe ont été soumis à des analystes, selon CNN.

Face à l’urgence, les autorités mexicaines ont ordonné la fermeture totale des écoles et universités de Mexico et de son Etat. La mairie de la capitale a décidé une campagne massive de vaccination. Les vaccins n’étaient toutefois pas disponibles vendredi, selon des témoignages.

« La vaccination constitue la deuxième étape », a souligné le porte-parole de l’OMS faisant valoir que « la production de vaccin (était) possible dans la mesure où le virus était identifié » mais qu’elle nécessitait « un peu de temps ».

En attendant, le Tamiflu, médicament à base d’oseltamivir utilisé contre la grippe aviaire, est efficace pour ce virus, a-t-il précisé.

Au Mexique, les autorités sanitaires ont distribué des masques à la population pour éviter la

Au Mexique, les autorités sanitaires ont distribué des masques à la population pour éviter la propagation du virus. (REUTERS)

(Source AFP)

( 30 avril, 2009 )

Le virus de la grippe porcine s’étend dans le monde, réunion à Matignon ce soir

MEXICO (AFP) — L’OMS a appelé les pays à se préparer à une pandémie « imminente » de grippe porcine, tandis que l’UE réfléchissait jeudi à des mesures communes pour endiguer une épidémie qui aurait fait près d’une centaine de morts au Mexique et aux Etats-Unis.

L’épidémie a atteint les Pays-Bas où un enfant de 3 ans revenu récemment du Mexique a contracté le virus A/H1N1, décelé déjà dans douze autres pays, six européens, et cinq sur le continent américain.

Au Mexique, foyer de la maladie, le ministre de la Santé a confirmé mercredi soir un 8ème mort avéré et 84 décès suspects.

Relevant que « le virus s’étend (…) sans aucun signe de ralentissement », l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé dans la nuit de mercredi à jeudi de relever à 5 sur une échelle de six son niveau d’alerte.

« Tous les pays doivent immédiatement activer leur plan de préparation à la pandémie », a prévenu sa directrice générale, Margaret Chan. Le déclenchement du stade 5 signifie « un signal fort qu’une pandémie est imminente » et qu’il ne reste que très peu de temps pour s’y préparer, selon les procédures de l’OMS.

Les ministres européens de la Santé, convoqués en réunion extraordinaire à partir de 14H30 (12H30 GMT) à Luxembourg, devaient tenter jeudi de s’entendre sur des mesures communes, notamment des consignes en matière de voyages.

La commissaire européenne à la Santé Androulla Vassiliou a demandé jeudi aux Européens de ne « pas paniquer » malgré la décision de l’OMS de relever à 5 son niveau d’alerte pandémique. « Nous devons être prudents, nous devons être vigilants, nous devons être préparés et nous ne devons pas paniquer », a-t-elle dit.

La France a demandé à l’Union européenne de suspendre les vols vers le Mexique. L’OMS ne recommande pas jusqu’à présent de restreindre les déplacements, mais Paris comme Londres, La Haye, Rome et Ottawa déconseillent cette destination très touristique.

Des voyagistes britanniques, français, canadiens et portugais ont déjà suspendu leurs départs pour le Mexique. Quant à la Russie, elle a demandé jeudi à ses ressortissants de ne pas se rendre sur le continent américain.

Le Royaume-Uni a lancé jeudi une campagne rappelant les mesures d’hygiène élémentaires dans la lutte contre la propagation de la grippe porcine, pour laquelle cinq cas sont avérés et près de 80 suspectés dans le pays.

L’épidémie, venue du Mexique, a tué pour la première fois aux Etats-Unis, un petit Mexicain de 23 mois décédé au Texas.

Le président américain Barack Obama a appelé mercredi ses compatriotes à ne pas céder à la panique, excluant de fermer la frontière avec son voisin du Sud.

Les Etats-Unis, où 10 Etats sont affectés par l’épidémie, ont recommandé aux malades de la grippe porcine de rester chez eux pendant au moins sept jours, sans pour autant prévoir de quarantaine à grande échelle. Une centaine d’écoles y sont fermées.

A part le Mexique, les pays les plus touchés sont les Etats-Unis, avec au moins 91 cas avérés selon les autorités locales et le Canada (19).

Les Pays-Bas sont devenus le 13ème pays à confirmer un cas de grippe porcine sur leur territoire, après le Pérou, la Suisse, l’Autriche, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, Israël, le Costa Rica et la Nouvelle-Zélande.

L’Espagne compte désormais 10 cas avérés, dont un détecté chez un malade n’ayant pas voyagé au Mexique.

De nombreux pays – France, Serbie, Afrique du Sud, Brésil, Colombie, Australie notamment – vérifient des dizaines de cas suspects, généralement des voyageurs de retour du Mexique ou des Etats-Unis.

Le virus, qui touche essentiellement de « jeunes adultes en bonne santé », selon les autorités mondiales de la santé, se transmet par voie respiratoire, d’homme à homme. Les symptômes (fièvre, maux de tête, courbatures) sont similaires à ceux de la grippe saisonnière qui tue chaque année dans le monde entre 250.000 et 500.000 personnes.

La crainte de propagation du virus a conduit de nombreux pays à mettre en place des contrôles aux aéroports et aux frontières.

Outre le tourisme et les transports, l’impact économique de l’épidémie risque de se faire sentir sur l’agriculture.

Alors que l’Egypte a décidé d’abattre tout son cheptel porcin, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) s’est élevée jeudi contre l’abattage des cochons, rappelant que le virus « est transmis par l’homme ». « Il n’y pas de preuve de contamination de porcs, ni de contamination de l’homme par des porcs ».

Le Japon a annoncé jeudi qu’il allait contrôler un par un les cochons vivants importés sur son territoire. Plusieurs pays, dont la Russie et la Chine, ont suspendu tout ou partie de leurs importations porcines.

( 30 avril, 2009 )

Grippe porcine : la Chine n’écarte pas un risque d’épidémie

Le vice-directeur du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, Yang Weizhong, a rappelé jeudi 30 avril à Beijing lors d’une réunion que la Chine ne peut exclure un risque d’épidémie de grippe porcine dans le pays, et a appelé les services concernés à faire le maximum en matière de prévention.

Le gouvernement chinois, a assuré M.Yang, tente actuellement de bloquer la propagation du virus en provenance de l’étranger, et a renforcé sa vigilance en matière de suivi des risques épidémiques.

La grippe porcine se transmet par voie respiratoire, a rappelé Yang Weizhong, soulignant que les personnes en phase d’incubation et les porteurs du virus pouvaient transmettre le virus, rendant difficile la prévention contre une éventuelle épidémie. Au vu de la situation actuelle, a estimé Yang Weizhong, plus tôt les cas seront découverts, plus facile il sera de les traiter.

site de RCI

( 30 avril, 2009 )

La grippe porcine s’étend à travers le monde

Aux Etats-Unis, un bébé mexicain de 23 mois est mort du virus H1N1 au Texas. Le pays est le plus touché après le Mexique : 91 cas y ont été confirmés et 11 millions de traitements antiviraux doivent être distribués. En Californie, les autorités enquêtent sur les causes de 2 décès dans la région de Los Angeles et qui pourraient être liés à la grippe porcine. L’état d’urgence a été proclamé, mais les Etats-Unis refusent de fermer la frontière avec le Mexique. Le président américain, Barack Obama, a exhorté, mardi, le Congrès à débloquer 1,5 milliard de dollars pour renforcer les capacités de réaction des Etats-Unis face à une potentielle aggravation de l’épidémie. Par ailleurs, l’armée américaine enquête sur un cas suspect chez un Marine en Californie placé en quarantaine avec le soldat qui partageait sa chambre, alors qu’une trentaine d’autres sont sous surveillance, a indiqué mercredi le chef des Marines.

  • Au Mexique, le nouvau bilan des décès « suspects » d’avoir été provoqués par la grippe porcine s’élève à 159, contre 152 mentionnés jusqu’alors, mais celui des morts « confirmés » par les analyses est ramené de 20 à 7, a annoncé mardi soir le ministre de la santé mexicain, José Angel Cordova. Les services de santé ont examiné jusqu’ici un total de 2 498 malades présumés, dont 1 311 demeurent hospitalisés. Mercredi après-midi, le bilan révisé du ministère de la santé faisait état de 49 cas confirmés de malades infectés par le H1N1.
  • Le Canada, qui a pour l’instant 13 cas confirmés de grippe porcine (tous bénins), a conseillé aux voyageurs de « remettre à plus tard leurs visites non essentielles au Mexique ». Les autorités sanitaires ont averti qu’il fallait s’attendre à d’autres cas et peut-être à des morts.
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